jeudi 29 janvier 2009

Mes débuts en tant qu'étudiante étrangère.....


Pourquoi les héroïnes de certains livres arrivent toujours à leurs fins, alors que moi je n’arrive même pas à cerner ce que je veux. Alors là à savoir si je vais y arriver ou pas ? A 20 ans, les gens sont supposés savoir ce qu’ils attendent de leur vie future, ils commencent à planifier tout et certains d’entre eux atteignent leur but dans une aussi courte période. Mes projets à moi sont assez vagues dans l’ensemble. Pour commencer, je ne sais pas ce que je fous dans l’université où je suis inscrite. Je trouve la filière que j’étudie si inutile, si peu intéressente mais surtout terriblement ennuyeuse. L’Economie et Management, quel sottise ! Vous me demanderiez pourquoi je me suis embarquée là dedans, eh bah, voilà, l’histoire est aussi peu flatteuse que l’idée que je me fais de mon choix. Je voulais à tout prix quitter le domicile familiale pour poursuivre mes études à l’étranger que je me suis persuader que j’étais faite pour la pharmacie (vous me voyez vous lire des formules de chimie interminable ?). A mon arrivée à Marseille, j’étais tellement dégoûtée par le peu de raffinement de cette ville et l’accueil répugnant qu’elle nous offrait, que j’ai hésité vis-à-vis de l’option de poursuivre mes études ici. On a passé pas moins de trois heures à chercher mon ex-future fac, les gens ne savent pas indiquer une bonne adresse, je me demandais même s’il ne faisait pas exprès de se tromper en nous montrant la mauvaise direction à prendre.
On a finalement retrouvé ce qu’on cherchait, ma foi, il est plutôt très grand le campus ! Les gens ne m’ont pas paru sympathiques et pour être honnête l’accent du sud, je n’en suis pas fan ! Je me suis donc laissée tenter malgré moi par l’idée d’y rester mais voilà qu’à l’entrée du bureau de scolarité, je vois quelqu’un qui vient nous distribuer des prospectus d’une école privée qui propose des cours du soir dans différentes matières, tout en faisant la remarque, que selon les statistiques de l’année dernière, peu d’étudiants ont eu leurs premières années !!!!!! Déjà que la pharmacie, ne me séduisait pas spécialement, alors là à devoir suivre des cours du soir en plus de l’emploi du temps chargée que j’avais, franchement, on se moque de qui là ! Moi qui rêvais d’une vie étudiante excitante, loin de mes parents trop protecteurs, loin de leur couvre-feu, loin des gens qui nous connaissent et qui cherchent tout le temps à me chercher des poux, loin des traditions que je dois respecter et de l’interdit religieux. Je voyais mes plans se démolir un à un. Mais un coup de fil à changer ma vie, à cette période là, ça m’avait sauvé, maintenant, je m’en mords les doigts. Le père d’une amie que j’avais en terminal (Zoza qui se transformera après en super meilleure amie) nous a appelé pour savoir où on en étions. Zoza s’apprêtait à s’inscrire dans à la faculté d’Economie d’Aix en Provence. Le nom de cette ville m’intriguait, j’ai convaincu mon père d’y aller, ce qu’on avait fait le lendemain. Je n’étais pas déçue, Aix est LA ville française que je cherchais, petite mais très jolie, j’ai adoré l’ambiance étudiante et fraîche de cette petite province. La population est très jeune et le cadre de vie m’a paru très convenable. J’étais sous le charme, tellement que Marseille et la Pharmacie n’était qu’un cauchemar fait la veille. J’ai finalement rencontré ma copine ,et son père nous a fait part de sa réticence à rester en France, seule et loin de sa famille. Je me suis aussitôt portée bénévole pour lui tenir compagnie, mais comment alors que je suis à Marseille et que j’avais déjà trouvé un studio pas loin de ma faculté ?
Une seule solution s’imposait, changer de faculté, de filière, de ville ! Le transfert de dossier ne fût pas aussi facile que je l’avais cru, n’ayant pas de baccalauréat français, on ne voulait pas m’accepter malgré le relevé de notes exemplaire que j’avais. Bref, grâce à la diplomatie et aux bonnes manières de ma mère, l’opération nous a pris que deux jours.
En revenant à Aix (on avait pris deux chambres dans un hôtel à Marseille prés de mon ex-faculté), on a trouvé une vieille femme qui collait une annonce, elle voulait louer sa villa à deux étudiantes. Vu le peu de logement qui restait à cette période de l’année, qu’est la rentrée, nous nous sommes empressés d’aborder la femme- qui était très occupée dans sa besogne de collage- pour envisager une visite. J’ai finalement visitée sa villa, jolie et dans un cadre sain mais…trop loin du centre ville. On n’avait pas trop de temps devant nous, le début du semestre commençait bientôt et ma copine devait rentrer pour refaire une autre valise (elle s’était décidée à rester, maintenant elle n’avait plus d’excuses), donc on a finalement signé un bail pour un an. De là, tout s’est enchainé.

Je vous raconterais la suite de mon mauvais choix plus tard, là mon ventre cri famine et mon cerveau à besoin de sa dose de série quotidienne. Donc à bientôt, en attendant mon prochain article, ne faites plus de mauvais choix et tourner le cerveau sept fois avant de décider (c’est vrai, c’est du n’importe quoi, comme si on arrivait à tourner un cerveau !) de quoi que ce soit !

Je vous laisse ma pizza trois fromages m’attend.

I.


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